Oser la révolution sensible pour prendre sa place dans le monde

Votre sensibilité n’est pas une fragilité à cacher. C’est une puissance à incarner. Dans un monde du travail qui valorise l’hyposensibilité et nie notre humanité, oser être pleinement soi devient un acte de résistance. Elle est là la révolution sensible.

Sortir du sentiment d’impuissance professionnelle : de « je ne sais pas quoi faire » à « maintenant c’est moi qui choisis »

« Je me sens perdue, démunie. Je n’ai pas de solutions, je ne m’y retrouve plus dans le monde du travail. »

Cette phrase, je l’entends régulièrement lors des premiers échanges avec les personnes que j’accompagne. Derrière ces mots : un sentiment d’impuissance qui paralyse, épuise, et on a alors l’impression d’être un extra-terrestre dans ce monde.

Si vous vous reconnaissez dans cette sensation, cet article est pour vous. Et non, vous n’avez pas de problème. Vous êtes simplement confronté·e à un système qui dysfonctionne profondément. Et là ça me rappelle cette phrase qui m’a tellement fait du bien :

« Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale d’être bien adapté à une société malade » – Krishnamurti

Quand l’impuissance professionnelle s’installe

Mais revenons à ce sentiment d’impuissance au travail ou cette conviction que vous êtes perché·e ou que vous n’êtes plus fait·e pour travailler dans ce monde. Il ne surgit pas du jour au lendemain.

Les signes révélateurs :

Vous travaillez beaucoup, mais vous ne trouvez plus de sens à ce taf. Vous vous posez plein de questions, vous doutez, et vous regardez les autres et vous vous dites : mais comment font-ils ???

Alors vous cherchez des solutions à « votre problème », vous n’êtes pas normal·e. Vous faites des recherches, vous lisez des articles, vous écoutez des podcasts pour vous soulager. Vous accumulez les informations mais n’arrivez pas à en extraire une direction claire.

Vous vous sentez coincé·e entre des contraintes (financières, familiales, temporelles) et des aspirations floues. Chaque option semble comporter trop d’obstacles ou de sacrifices.

La culpabilité s’invite : vous « devriez » savoir quoi faire, vous « devriez » avoir fini, vous « devriez » être plus efficace, savoir vous adapter, arrêter de vous écouter. Vous avez vraiment un problème, vous n’êtes pas normal·e.

Ce que cachent ce sentiment et ces doutes : C’est le signal que votre situation professionnelle actuelle ne vous permet plus d’exercer votre pouvoir d’agir. C’est une forme d’aliénation au travail : vous n’êtes plus aux commandes de votre trajectoire authentique et vous vous débattez contre cette société qui vous demande de vous mettre au pas.

Ce n’est pas vous le problème, c’est le système

Oui, nous vivons dans un monde du travail malade, qui produit de la souffrance en série, du moins pour les personnes qui veulent rester vivantes et qui refusent de se conformer à ce que la société veut faire de nous.

Le problème n’est pas en vous, il est systémique. Donc vous êtes en bonne santé, vous n’êtes pas fou·folle, vous êtes bien vivant·e, vous êtes normal·e. C’est la société qui ne l’est pas. REPENSONS L’ANORMAL !

Nous sommes des êtres de contact, nous avons besoin des autres mais nous avons aussi besoin d’authenticité. Notre société actuelle nous sépare de qui nous sommes vraiment, elle nous conditionne au sacrifice de soi, à l’abnégation de notre sensibilité d’être humain et nous demande de nous conformer à ce qui semble être une norme acceptable et NORMALE : un système conformiste, compétitif, rentable qui développe l’anxiété généralisée concernant votre statut, vos compétences, votre attitude, les attentes sociales qui pourront vous faire dire que vous êtes acceptable.

Et les entreprises suivent évidemment ce mouvement et ne veulent plus endosser leur rôle sociétal. Elles ne se perçoivent plus comme des espaces de contribution collective, de création de valeur partagée, de développement humain. Elles se sont réduites à une seule dimension : la performance économique. Et cette passivité, cette aliénation consentie d’une partie des salariés est vertigineuse et hallucinante.

Dans cette logique, vous n’êtes plus une personne avec des besoins, des aspirations, des limites. Vous êtes une « ressource humaine » à optimiser. Un coût à minimiser. Un KPI à améliorer.

Les conséquences sur la santé mentale sont dévastatrices

L’épuisement professionnel (burn-out) explose. Mais aussi le bore-out (l’ennui au travail), le brown-out (la perte de sens). Des troubles anxieux, des dépressions, des addictions. Des vies sacrifiées sur l’autel de la rentabilité.

Quand vous vous sentez impuissant·e professionnellement, c’est souvent parce que vous êtes pris·e dans un système qui nie votre humanité. Un système où :

  • On vous demande d’être « agile » et « résilient·e » face à des organisations toxiques

  • On individualise les échecs alors qu’ils sont structurels

  • On vous vend du « bien-être en entreprise » (cours de yoga, shiatsu) pendant qu’on détruit votre équilibre vie pro/perso et on vous donne gratuitement un 0800 d’appel psychologique si ça va pas au boulot

  • On valorise le « toujours plus » : plus productif, plus rapide, plus disponible

Résultat ? Vous intériorisez cette violence infligée et vous pensez que c’est VOUS le problème. Que vous n’êtes pas assez solide, pas assez adapté·e, trop sensible, trop pointilleux·se.

Ben non. Vous êtes confronté·e à un environnement pathogène. Vous résistez à cela, signe de votre bonne santé.

L’impuissance comme symptôme collectif

Le monde du travail actuel produit trois formes d’aliénation :

L’aliénation par la démesure

on vous demande toujours plus, sans considération pour vos limites physiologiques et psychologiques, condition de la performance durable. On ne vous demande pas d’avoir des idées, on vous demande de suivre le troupeau. Mêêêê.

L’aliénation par la perte de sens

beaucoup de métiers sont déconnectés de toute utilité sociale réelle. Vous passez vos journées à produire des PowerPoints, à alimenter des reportings, à participer à des réunions inutiles. Pendant ce temps, vous savez que le monde brûle et que votre contribution est dérisoire, voire nuisible.

L’aliénation par l’isolement

les organisations modernes fragmentent le travail, cassent les collectifs, mettent en concurrence les individus. Vous êtes seul·e face à vos difficultés. Et on vous fait croire que si vous ne vous en sortez pas, c’est votre faute. Vous voyez le truc ?

L’éveil des personnes hautement sensibles : un refus salutaire

Les personnes hautement sensibles, celles qui n’ont pas oublié leur essentiel, sont de plus en plus nombreuses à s’éveiller et à refuser de rentrer dans ce moule d’hyposensibilité imposé au nom de la performance. Mais finalement, en essayant de résister, elles finissent par se faire virer car trop humaines et ça se retourne contre elles. (Pas facile en même temps de lutter contre des profils psychopathes bien formatés, comme le mec de Matrix, vous voyez ?)

Cette sensibilité n’est pas une faiblesse. C’est une lucidité.

Ces personnes ressentent avec acuité la violence du système. Elles ne peuvent pas « faire abstraction » de l’absurdité, de l’injustice, du non-sens. Elles ne peuvent pas s’anesthésier et mettre un masque pour tenir.

Les personnes sensibles qui refusent ce système ne sont pas fragiles. Elles sont authentiques. Comme l’explique brillamment Gabor Maté dans Le mythe de la norme, ce ne sont pas ces personnes qui sont « anormales » ou « inadaptées ». C’est la norme elle-même qui est pathologique. Être en souffrance dans un système malade n’est pas un trouble. C’est un signe de santé mentale.

Alors comment fait-on pour s’en sortir ?

Voici les 8 étapes pour reprendre votre puissance d’action :

  1. Revenir à soi, vous réapproprier qui vous êtes

  2. Arrêter de douter de qui vous êtes

  3. Accepter totalement votre singularité, vos émotions, vos élans, vos talents, votre attitude d’indignation

  4. Accepter une bonne fois pour toutes que vous êtes normal·e, et que c’est l’environnement qui ne l’est pas

  5. Relire en boucle le mantra de Krishnamurti dans les moments de doute

  6. Aller chercher une bonne fois pour toutes votre puissance d’action pour contribuer à ce changement de paradigme

  7. Accepter qu’une partie du monde ne fonctionne pas comme vous, mais c’est pas une raison pour fuir car  nous sommes la vague qui va contribuer à ce changement de paradigme.

  8. Transmuter votre sensibilité en puissance incarnée pour contribuer, car le monde a besoin de vous

Alors osez sortir de votre grotte et venez prendre votre juste place.

Incarner votre puissance d’action au quotidien

Si quelque chose en vous a bougé en lisant ces lignes,
Si vous sentez qu’il est temps de reprendre votre puissance d’action, je vous propose un accompagnement subtil, profond et concret pour retrouver votre juste place.