Les traits de notre personnalité ne nous définissent pas

Nous avons appris à croire que nos traits de personnalité acquis sont là pour nous guider, pour nous révéler. En fait, ils ne sont que le résultat d’un conditionnement qui nous sépare de nous-mêmes, de nos besoins profonds.
On peut dire qu’ils ne sont qu’une petite partie de nous, façonnée par la peur, l’adaptation et la séparation.
Et si le véritable chemin n’était pas de mieux se définir… mais de se souvenir de qui nous sommes vraiment ?

Pourquoi nous croyons que la personnalité nous commande

Je me demande parfois à quoi ça sert de travailler sur nos traits de personnalité et encore plus quand on parle de qualité et de défaut. Et pourquoi les gens adorent cette idée d’améliorer leurs défauts plutôt que de savourer et gouter leurs qualités.  Pourquoi ce besoin constant d’étiqueter, de compartimenter, de mettre en boîte la  personnalité, comme si elle était le centre de gravité de notre être.  

Comme si c’était elle qui savait.
Comme si c’était elle qui guidait.
Comme si elle était aux commandes de la beauté de qui vous êtes… et du sens de ce que vous faites.

La vérité est plus subtile.
La personnalité n’est qu’une toute petite partie de vous.
Une partie bruyante, parfois utile, souvent apeurée.
Mais certainement pas le lieu de votre sagesse.

L’illusion de la séparation

Nous vivons comme séparés les uns des autres.
Séparés de nous-mêmes.
Séparés du vivant.

Nos états d’âme, nos frustrations, nos insatisfactions ne sont pas des défauts à corriger.
Ils sont les signaux d’un manque plus profond :
le manque de lien,
le manque d’unité,
le manque de ce Un intérieur que nous avons oublié.

Nous croyons être seuls, isolés, en lutte.
Alors qu’au fond, ce que nous cherchons, c’est à revenir à l’intérieur, là où la paix n’a jamais disparu.

Une petite partie qui se croit aux commandes

En fait, c’est surtout une toute petite partie de nous-mêmes, façonnée par un caractère acquis, conditionné, qui a envie de commander la beauté de qui vous êtes et pourquoi vous le faites. C’est ainsi que nous nous vivons séparés les uns des autres sans comprendre que nos états d’âme, nos insatisfactions, nos frustrations ne sont rien d’autre qu’une quête pour retrouver cette unité intérieure, ce lien avec qui nous somme vraiment, ce lien avec le tout.

Le piège des conflits professionnels et du doute

Quand l’ego rencontre l’ego

Il m’arrive de rencontrer des personnes qui se vivent totalement séparées des autres.
Elles pensent être victimes d’un environnement oppressant, d’un système injuste.

Oui, ce n’est pas faux.
Mais souvent, quelque chose de plus subtil est à l’œuvre :
la personnalité, l’ego,  se fait happer par l’ego de l’autre.

Il y a une faille.
Une croyance silencieuse qui dit :

« Je dois répondre. Je dois me défendre. Je dois me justifier. »

Alors la peur prend le dessus.
Puis la colère.
Et peu à peu, nous sortons de nous-mêmes.

Nous nous faisons attraper.
Alors qu’en réalité, en revenant en soi, la paix est toujours là. y’a rien à défendre.

Pourquoi donner autant de crédit au doute ?
Pourquoi croire que la peur dit vrai ?

Vous n’êtes pas votre conditionnement

Nous sommes profondément sensibles.
Humains.
Vivants.

Et nous l’avons oublié.

Nous nous conformons à quelque chose que nous appelons la société, l’entreprise, le système, comme si c’était la réalité ultime.
Mais ce n’est qu’un cadre.
Un récit collectif.
Pas une vérité absolue.

Vous êtes libres.
Votre entreprise n’est pas toute-puissante.
Elle n’a pas autant de pouvoir que vous l’imaginez.

Souvent, nous projetons sur elle , et sur tant d’autres situations , un fantasme de toute-puissance.
Et nous faisons cela dans tous les domaines de notre vie

La liberté de reprendre le contrôle

Quel que soit le contexte professionnel douloureux que vous traversez, il existe une issue.
À une condition :
intégrer profondément que vous êtes libre.
Et que vous êtes aux commandes.

Pas depuis votre personnalité.
Pas depuis votre peur.
Mais depuis cet endroit plus vaste en vous, calme, lucide, vivant.

Il est temps d’arrêter de croire à ce que l’on vous a présenté comme le fonctionnement “normal” ou “idéal” d’une vie.
Ce modèle-là est étroit.
Et il étouffe le vivant.

Réveiller la lumière intérieure

Réveillez votre lumière intérieure.
Allez chercher ce qui vous anime vraiment.
Donnez-vous les moyens de l’incarner.

Quand je regarde mon propre chemin, quand je me souviens de celle que j’étais avant cette bascule, j’éprouve de la tendresse… et un peu de tristesse.
Pour cette petite personne qui n’avait pas compris.
Qui remettait son pouvoir aux autres.
À ceux qu’elle croyait plus puissants qu’elle.

Quelle illusion.
Quelle connerie, même, d’avoir cru cela si longtemps.

Et pourtant…
Une part de moi y trouvait un confort. C’était ma norme

Ne pas prendre la responsabilité de mes actes.
Trouver un coupable éventuellement.
Rester petite.

Vous n’avez plus le droit de rester petit·e

Aujourd’hui, je le dis avec douceur et fermeté :
vous n’avez plus le droit de rester petit·e.

Vous n’avez plus le droit d’oublier qui vous êtes.
Vous n’avez plus le droit de ne faire vivre qu’une infime partie de vous.

Ce n’est plus possible.
Pas maintenant.
Pas dans le monde que nous traversons.

Il vous faut accepter votre lumière.
Parce que le monde a urgemment besoin de lumière.

Arrêtez d’avoir peur de la vôtre.
Vraiment.
Ça urge.